A propos de l’automne…

14 11 2007

Provate a confrontare questa poesia di Verlaine (Chanson d’automne) con la prima parte della ben più nota di J. Prévert (Les feuilles mortes)… impossibile non ritrovare dei richiami dell’una nell’altra. Sono comunque due poesie che amo tantissimo..

CHANSON D’AUTOMNE 

Les sanglots longs

des violons

de l’automne

blessent mon coeur

d’une longueur monotone.

Tout suffocant

et blème, quand

sonne l’heure,

je me souviens

des jours anciens

et je pleure,

et je m’en vais

au vent mauvais

qui m’emporte

deçà, delà,

pareil à la

feuille morte.

                      Paul Verlaine

LES FEUILLES MORTES

Oh! je voudrais tant que tu te souviennes
Des jours heureux où nous étions amis
En ce temps-là la vie était plus belle,
Et le soleil plus brûlant qu’aujourd’hui
Les feuilles mortes se ramassent à la pelle
Tu vois, je n’ai pas oublié…
Les feuilles mortes se ramassent à la pelle,
Les souvenirs et les regrets aussi
Et le vent du nord les emporte
Dans la nuit froide de l’oubli.
Tu vois, je n’ai pas oublié
La chanson que tu me chantais.

….                      Jacques Prévert





Novembre

14 11 2007

Gémmea l’aria, il sole così chiaro

che tu ricerchi gli albicocchi in fiore,

e del prunalbo l’odorino amaro

senti nel cuore…

Ma secco è il pruno, e le stecchite piante

di nere trame segnano il sereno,

e vuoto il cielo, e cavo al piè sonante

sembra il terreno.

Silenzio, intorno: solo, alle ventate,

odi lontano, da giardini ed orti,

di foglie un cader fragile. E’ l’estate,

fredda, dei morti.

                                    G. Pascoli