Provate a confrontare questa poesia di Verlaine (Chanson d’automne) con la prima parte della ben più nota di J. Prévert (Les feuilles mortes)… impossibile non ritrovare dei richiami dell’una nell’altra. Sono comunque due poesie che amo tantissimo..
CHANSON D’AUTOMNE
Les sanglots longs
des violons
de l’automne
blessent mon coeur
d’une longueur monotone.
Tout suffocant
et blème, quand
sonne l’heure,
je me souviens
des jours anciens
et je pleure,
et je m’en vais
au vent mauvais
qui m’emporte
deçà, delà,
pareil à la
feuille morte.
Paul Verlaine
LES FEUILLES MORTES
Oh! je voudrais tant que tu te souviennes
Des jours heureux où nous étions amis
En ce temps-là la vie était plus belle,
Et le soleil plus brûlant qu’aujourd’hui
Les feuilles mortes se ramassent à la pelle
Tu vois, je n’ai pas oublié…
Les feuilles mortes se ramassent à la pelle,
Les souvenirs et les regrets aussi
Et le vent du nord les emporte
Dans la nuit froide de l’oubli.
Tu vois, je n’ai pas oublié
La chanson que tu me chantais.
…. Jacques Prévert